Editorial

Jun Yang · «Untitled» 2002, Ausstellungsansicht im MAC
(musee d’art contemporaine), Marseille 2002, mixed media

Jun Yang · «Untitled» 2002, Ausstellungsansicht im MAC
(musee d’art contemporaine), Marseille 2002, mixed media

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Die grau melierte und ondulierte Dame wirkt entwaffnend. Sie klöppelt ihre Deckchen nach althergebrachter Technik und ohne Hast. Und sie hat damit auch einen Sammler in Bann geschlagen, Bent, einen gepflegten älteren Herrn. «Kathrine makes them, Bent collects them», heisst das charmante Video der dänischen Künstlerin Gitte Villesen denn auch folgerichtig. Im heutigen Kunstgeschehen geht es oft um Partizipation. Man ist angehalten Meinungen einzutippen, Liebesbriefe an eine Institution zu schicken, Fotos zu hinterlassen – Interaktion allenthalben. Auch Sammeln ist Partizipation, ein Eins-zu-eins-Austausch, hier bei Villesen zwischen Bent und Kathrine. Sammler/innen mehret euch, denkt man beim Betrachten dieses Videos. Denn was, wenn nicht das dialogische Hin und Her garantiert, dass die Klöppeleien nicht in Kathrines bunt gemustertem Wohnzimmer verstauben, dass sie Katalysatoren von Gesprächen und Begegnungen werden, welche die Grenzziehungen zwischen Kunst und Kunsthandwerk einmal mehr redundant erscheinen lassen und welche das Spiel mit Ornamenten mit Denk- und Zeitschlaufen immer neu aufladen.
Claudia Jolles
Pour bien commencer l’année, quelques aphorismes de Francis Picabia, disséminés dans les pages des nombreuses revues et publications dadaïstes et surréalistes: «Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction. Le beau est relatif à l’état d’intérêt qu’il crée. Une chose que personne n’a encore vue est incompréhensible, jusqu’au moment où notre suggestion lui donne un sens idéal. Si vous voulez avoir des idées propres, changez-en comme de chemises. Les lois sont contre l’exception, moi je n’aime que l’exception. Toute conviction est une maladie. Il faut traverser la vie, rouge ou bleue, tout nu avec une musique de pêcheur subtil, prêt à l’extrême pour la fête. La plus belle découverte de l’homme est le bicarbonate de soude. Les hommes gagnent des diplômes et perdent leur instinct. Toutes les croyances sont des idées chauves. C’est très bon de sentir le vent en mouillant son doigt. Le style est une feuille morte. Il faut être nomade, traverser les idées comme on traverse les pays et les villes. Avoir le mal de mer sur un transport de joie.» «Picabia, Singulier idéal», exposition au Musée d’art moderne de la Ville de Paris jusqu’au 16 mars 2003.
Françoise Ninghetto

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