Editorial

Nicoletta Stalder · Ten Things I am good at, 2002, Videostill

Nicoletta Stalder · Ten Things I am good at, 2002, Videostill

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Können Sie im Handstand Rollbrett fahren? Im Video «Ten Things I Am Good at» zeigt die Basler Künstlerin Nicoletta Stalder, wie dies geht. Sie dürfen jedoch beruhigt sein, es ist keine Gebrauchsanleitung. Kunst kommt ja bekanntlich nicht in erster Linie von Können. Entsprechend geht es hier weniger um einen artistischen Akt als um einen Perspektivenwechsel, um die Suche nach dem Grundimpuls unseres täglichen Agierens. Werden wir im umtriebigen Alltag von schlummernden Urängsten gelenkt, von geistigen Nöten und materiellen Klippen, die wir durch Disziplin, harte Arbeit und Wissen zu umschiffen versuchen? Oder ist die angeborene Entdeckerfreude unsere zentrale Motivation? In der Regel ist es beides, ein ständiges Hin und Her zwischen Neugierde und Angst. Und da kommt die kühne Rollbrettfahrerin ins Spiel. Sich auf das besinnen, was man gut und gerne tut, und sich davon leiten lassen. Dies schien uns in unserer protestantischen Alltagsrealität als Jahresmotto durchaus eine Titelseite wert. Claudia Jolles

En ce matin grisailleux de décembre, ma boîte aux lettres électronique se noircit d''une flopée de messages. D’une ligne à l’autre, les nouvelles se télescopent: la conjonction des événements annoncés et l’écart qui les sépare signalent la profondeur des lignes de fracture. Avec la «marchandisation» du monde, le basculement de la pensée qui s’opère depuis quelques décennies penche vers la positivité, valeur fétiche du libéralisme. Un premier message est envoyé par la Schweizerische Kunstverein qui s’inquiète du plan de réduction drastique de la partie culturelle du Tages-Anzeiger. Dans une lettre ouverte au président du journal, l’Association porte le débat de la culture sur le plan du politique en insistant sur les valeurs fondamentales de la culture comme lien social. Réduire la culture à une part congrue, c’est nier l’importance du domaine de l’esprit, de l’intelligence et de l’imaginaire dans les possibles changements du monde. Le message suivant est tout de lumières: les Capitales européennes de la culture 2004 – ouvre son année «de fêtes, de métamorphoses et de spectacles», Gênes lui emboîtera le pas dès le mois de janvier – ne lésinent pas sur l’annonce des millions investis. Bien sûr, de nombreuses manifestations seront de qualité, les villes «remises à neuf». Là n’est pas la question. Mais qu’en est-il de la culture? N’est-elle donc qu’un artifice dont on se sert pour «bénéficier d’importantes retombées touristiques et médiatiques»? Françoise Ninghetto

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