Editorial

Peter Regli · RH 256, Snowman World Tour, Da Nang, Vietnam, 7. Juni 2007 © P. Regli

Peter Regli · RH 256, Snowman World Tour, Da Nang, Vietnam, 7. Juni 2007 © P. Regli

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Wieso wird ein Schneemann auf offenem Laster durch die Strassen gefahren - ohne zu schmelzen? Ist er aus Kunstschnee, Plastik? Nein, aus Marmor - ein Schneemann für alle Ewigkeit! Die Vorstellung ist komisch und schauerlich zugleich. Was werden unsere Nachfahren denken, wird der kugelige Genosse mit seiner Rübennase in einer schneelosen Zukunft zur Sphinx mutieren?
Seine zahllosen kleineren Brüder sind nun im Helmhaus Zürich versammelt: ernste, lachende, mit Dellen übersäte, elegante, gestikulierende und zerfliessende. Sie treffen auf ebenso viele Buddhas und finden in den dickbäuchigen Glücksfiguren ein fröhliches Gegenüber. Die von Peter Regli geschaffenen Gestalten haben etwas gemeinsam: Sie lassen an Vergänglichkeit denken. Der besitzlose Mönch, der als Inkarnation der Zukunft zum lachenden Hotai-Buddha mutierte und der Schneemann, welcher üblicherweise nur auf Zeit gebaut ist. Hier schlägt uns die unterschwellige Anarchie des Künstlers entgegen, welcher mit Fragen nach Wert und Beständigkeit dem immer hirnrissigeren Kunstmarkt ein Schnippchen schlägt. Wer will schon einen riesigen Schneemann aus Marmor bei sich im Garten beherbergen? Angeblich ist er für denjenigen zu haben, welcher bereit ist, die Transportkosten zu übernehmen - als Gabe auf Zeit, bis sich ein nächster Interessent meldet.
Auch der Beitrag zu Andrea Saemann befragt die Dauerhaftigkeit eines Kunstwerkes. Wie lange währt eine Performance? Wie kann diese lebendig gehalten werden? Ihre überzeugende Antwort lautet Re-Enactment - lassen Sie sich überraschen. Claudia Jolles

Simple, claire, elle «dessine» des milliers de mots que nous voyons tous les jours. C'est par elle, l'Helvetica, que, au travers du monde de Zurich jusqu'à New York, Istanbul et Hong Kong, nous lisons le nom des stations de métro, les cartes des menus, les signalisations routières, les pochettes de disques, les pubs des boutiques élégantes, les logos des multinationales comme la direction des toilettes. Bien sûr, Helvetica a été débordée commercialement par son ombre Arial que Microsoft lui a préférée comme standard informatique; mais, entre nous, regardez le «a» ou le «t» d'Arial: quel affaiblissement dans le dessin!
Aujourd'hui, il existe sans doute plus de trente mille polices de caractère. Chacun peut dessiner sur son ordinateur des pleins et des déliés, allonger des jambages, profiler des épaisseurs, ombrer des corps, bref «personnaliser» (hystériquement parfois) ses messages publicitaires ou amicaux. Mais, Helvetica peut fêter ses cinquante ans sans craindre les rides. Toujours parfaitement proportionnée, bien balancée, neutre, efficace, avec juste ce qu'il faut d'autoritaire pour conseiller une marque ou signifier un interdit. Créée en 1957 par Max Miedinger pour la fonderie Haas à Münchenstein (Bâle), elle demeure «moderne» - même si certains graphistes la trouvent un peu frigide - à tel point que Lars Müller lui a dédié un livre, «Helvetica, Homage to a Typeface» et qu'un film (réalisé par l'américain Gary Hustwit) explore sa tonique présence citadine universelle et nous entraîne dans le monde des intimes de la typographie. Et ce n'est pas qu'une affaire de maniaques: ordonnées ou bouffonnes, les polices s'inscrivent dans notre environnement. Le succès du film au Palais de Tokyo et la petite exposition au si sympathiquement snob magasin parisien «Colette», le démontre! (www.helveticafilm.com)
pp. 49-52 Françoise Ninghetto

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