Editorial

Martin Boyce · Now I’ve Got Real Worry (Mask), 1998–99
Bearbeitete Plywood Beinschiene von Ray und Charles Eames von 1942–43, 27 x 14 x 6 cm, Installation Jerwood Gallery, London, 2000, Courtesy The Modern Institute, Glasgow

Martin Boyce · Now I’ve Got Real Worry (Mask), 1998–99
Bearbeitete Plywood Beinschiene von Ray und Charles Eames von 1942–43, 27 x 14 x 6 cm, Installation Jerwood Gallery, London, 2000, Courtesy The Modern Institute, Glasgow

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«Dynamo» lesen wir auf den Sitzreihen des Stadions, welches den Umschlag der diesjährigen Publikation des Bundesamtes für Kultur ziert. Auf die Rasenfläche sind Voluten aufgesprüht – das Duo Lang/Baumann suggeriert damit also wohl eher eine Tanz- als eine Sportbühne für die vom BAK ausgezeichneten oder ausgestellten Kunstschaffenden. Die von Andreas Münch redigierte Publikation «Swiss Art Awards 2002» lässt die Preisträgerinnen und Preisträger noch einmal Revue passieren. Beim Blättern werden Sie einigen Bekannten begegnen und gleichzeitig auch neue Namen kennen lernen, die zeigen, dass der Dynamo «Schweizer Kunst» pulsiert. Dass wir Ihnen diesen anregenden Katalog wie bereits im vergangenen Jahr als Geschenk weitergeben dürfen, freut uns sehr. Und als zweites Präsent zum Jahreswechsel flattert Ihnen der Kalender der beiden Künstler Andres Lutz / Anders Guggisberg ins Haus. Wir haben hier die Daten von einigen kommenden Kunstevents für Sie zusammengestellt. Nebst «Kanu flicken» und der Biennale Venedig gibt es Platz für Ihre eigenen Kreuzchen? Claudia Jolles

De nombreux malentendus pèsent sur la circulation des images (pratique
des artistes versus droit d’auteur, droit à l’image, droit de propriété). L’usage du possessif – ceux dont on fait l’image et ceux qui font l’image – s’est enflé proportionnellement aux bénéfices économiques possibles. Il ne fait aucun doute que lorsque les artistes détournent des images pré-existantes, les sortent de leur contexte, ils les destinent à un autre regard, à une nouvelle interprétation en les chargeant d’un sens insoupçonné par leur preneur de vue. Mais les règles juridiques ne l’entendent pas ainsi et le cadre qui leur est dévolu – entre contrefaçon et plagiat – autorise des procédures contre les artistes. Ainsi récemment au Festival «Visa pour l’image» de Perpignan, Gianni Motti s’est vu interdire par l’AFP l’exposition des photographies qu’il avait achetées (la facture porte la mention «droit d’inspiration») à cette même agence et qu’il avait agrandies et légèrement retouchées. En choisissant parmi des images de la guerre des Balkans des paysages ne portant que des traces, des indices de la guerre, en supprimant toute légende, Gianni Motti en dit long sur la réalité de la guerre et sur les photos qui la représentent, sur leur manipulation et leur véracité, sur les codes de diffusion utilisés par les médias. Le délit de contrefaçon qui est invoqué (comme pour d’autres artistes avant lui de Rancillac à Jeff Koons et Monory), fait planer désormais la crainte que les procédés créatifs de copiste et de l’art d’appropriation, phénomènes anciens et récurrents, soient systématiquement attaqués. Au nom de quel intérêt? Françoise Ninghetto

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