Editorial

Esra Ersen · Ich bin Türke, bin ehrlich, bin fleissig..., 2005, Fassung für O.K. Centrum für Gegenwartskunst, Linz

Esra Ersen · Ich bin Türke, bin ehrlich, bin fleissig..., 2005, Fassung für O.K. Centrum für Gegenwartskunst, Linz

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Mit kindlichem Ernst montiert der Knabe seinem Schulkollegen einen weissen Kragen. Dass Schuluniformen in jedem Kulturkreis, in jeder Epoche andere Bedeutungen erhalten, führt uns der Text über die in Istanbul und Berlin lebende Künstlerin Esra Ersen vor Augen. Mit einigen Worten werden wir zukünftig auf unserer Umschlagseite einen ersten Einstieg in die Titelgeschichte bieten und eines der angeschnittenen Themen anklingen lassen.
Während die beiden Beiträge zu Esra Ersen und Nathalie Djurberg Künstlerinnen vorstellen, welche die psychologische und gesellschaftspolitische Spannweite zwischen Opfer und Täter, Schuld und Verführung ausloten, gilt der Text zu Jean-Peter E.R. Sonntag einem Tüftler, welcher sich auf die Suche nach dem Wesen und dem ästhetischen Potenzial der Elektrizität begeben hat. Noch sind seine Experimente zur Domestizierung des Blitzes voll im Gang. Wie er diese Recherchen künstlerisch umsetzen will, werden wir bei seinen Auftritten in den kommenden Monaten in Deutschland und der Schweiz erfahren. Neugierig? Tauchen Sie ein! Claudia Jolles

Jusqu´il y a peu de temps, je n´avais jamais compris que le nom d´un musée pouvait être un label, une marque commerciale susceptible d´être cédée comme on vend une marque de prêt-à-porter. Le projet d´une antenne du Louvre sur l´île du bonheur d´Abou Dhabi soulève intensément la question de la marchandisation des biens culturels. Cette commercialisation ne peut être protégée par l´auvent «du rayonnement culturel, du nécessaire partage du patrimoine culturel et des missions de diffusion du savoir».
La compétition née de la mondialisation oblige à être rapide: il faut aboutir avant que les concurrents ne s´installent, réussir à ne pas se faire doubler. Si ce n´est le Louvre, ce sera l´Ermitage ou le Guggenheim (qui s´y connaît particulièrement en matière d´exportation payante de ses collections dans le monde entier) ou Gucci et Ralf Lauren. Car les contrats sont faramineux. Ils se négocient bien au-delà des «partenariats» pour des prêts d´&#156uvres (que pudiquement on se saurait appeler des locations) des récentes grandes coopérations. On parle en effet pour le Louvre d´Abou Dhabi de cinq cents à sept cent cinquante millions d´euros. Difficile de refuser!
Dans ce contexte, la déclaration de l´ICOM en préalable à la Conférence générale qui se tiendra au mois d´août prochain, incite à réfléchir à la possibilité d´une autre internationalisation. Si le concept de «patrimoine universel», se plaît à rêver l´ICOM, primait sur la valeur financière des objets d´art, la responsabilité collective des musées saurait résister à la pression des «critères chiffrés et économiques» qui menace de priver les musées de leur activité principale, l´exposition et l´étude des collections. Françoise Ninghetto

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