Editorial

Markus Müller · Ohne Titel (Balken) 2006, Detail, Öl auf Sperrholz/Acryl auf Holz, Rauminstallation, Copyright ProLitteris

Markus Müller · Ohne Titel (Balken) 2006, Detail, Öl auf Sperrholz/Acryl auf Holz, Rauminstallation, Copyright ProLitteris

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Was hat die Erzählung von Ruth Schweikert mit den Installationen von Markus Müller zu tun? Nichts - oder doch etwas? Ruth Schweikert zoomt sich ganz dicht an die Menschen heran und in sie hinein. Ihre Qualität ist der Tempoausgleich von Wahrnehmung und Schilderung, die Kalibrierung von Eindruck und Ausdruck, so dass Realität und Fiktion sich gegenseitig zu überlagern scheinen. Dies fordert von der Autorin sowohl Empathie als auch Distanz, ein sich an die Realität heran schreiben und ein sich frei schreiben.
Auch bei Markus Müller geht es um Nähe und Distanz. Doch hier haben sich die Menschen davongemacht. Letztlich sind es die Trümmer einer bürgerlichen Kultur, die er uns in Grossaufnahme vor Augen führt - Goldrahmen, ein Paravent, eine schattenhafte Landschaftsmalerei auf Kunststoff-Folie. Auch hier bedeutet diese gesteigerte Aufmerksamkeit gleichzeitig ein reflexives Abstandnehmen. Im Alltag sind dies die kostbaren Sekundenbruchteile, welche uns für einen Moment aus uns heraustreten und die Automatismen unseres Handelns unterbrechen lassen. Und plötzlich scheint uns, wir können wieder frei entscheiden und unsere Lebensrealität neu erfinden. Was dann möglich wäre, zeigt Martin Senn im Fokus auf.
Claudia Jolles

L'écoute (suite). Il suffit parfois de fermer les yeux pour qu'une ambiance sonore désagréable se mue en un bruissement proche d'une berceuse. D'autres fois, ce sont les yeux grands ouverts qui permettent de percevoir les ondulations sonores que l'on n'entend pas.
Le son possède quelque chose de vraiment magique qui le module, le transforme, lui donne des couleurs et lui confère une présence aussi dense que fréquemment insoupçonnée. Rudy Decelière est de ceux qui s'en servent comme d'un matériau. Il sait vous faire entendre le silence, tendre l'oreille vers des sons oscillant entre l'audible et le non-audible ou vous «montrer» le son. Des violons vibrent comme s'ils étaient des haut-parleurs, une petite lampe de chevet se met à émettre le son d'une goutte d'eau et un fourmillement de petits haut-parleurs plantés dans un champ vous révèlent l'espace de «Mille mètres sur terre». Travaillant le son sous toutes ses formes installatives, en concerts improvisés, en concertations cinématographiques, Rudy Decelière brouille les pistes de l'évidence sonore et en «110, 21 HZ» crée un paysage que vous garderez à l'oreille?
Françoise Ninghetto

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