Editorial

Pieter Laurens Mol · Drainage d’images, Fotografische Farbkopie auf Karton mit Stanzlöchern, 1994, 29,7 x 21,1 cm, Edition von 15, Foto: Peter Cox, Eindhoven

Pieter Laurens Mol · Drainage d’images, Fotografische Farbkopie auf Karton mit Stanzlöchern, 1994, 29,7 x 21,1 cm, Edition von 15, Foto: Peter Cox, Eindhoven

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Brütende Leere Francis Alÿs lebt als Belgier in Mexico City. In seiner Ausstellung im Kunsthaus Zürich tritt er als höchst subtiler interkultureller Go-between auf. Die kammermusikalische Inszenierung seiner kleinen, feinen Gemälde in einem Raum mit rosa gestrichenen Wänden, Messinglampen und einer Polstergruppe steht für ein traditionelles westliches Kunstverständnis. Doch so vertraut uns die museale Präsentation anmutet, so fremd bleiben die auf den rahmenlosen Gemälden dargestellten Motive: Wir sehen schlafende Knaben, gehende Männer mit auf den Rücken verschränkten Armen, kippende Horizontlinien, streunende Hunde, einen gesichtslosen Maler vor einer Wand mit leeren Leinwänden und Fliegenschwärme überall. Dabei wird deutlich, dass die südamerikanische Kultur – anders als die westliche – keine der materiell gesättigten Träume ist. Diese Dichotomie zwischen der Erwartung an Kultur und das uns aus den Gemälden von Alÿs entgegenschlagende Lebensgefühl der unerfüllten Sehnsüchte, der brütenden Leere, des Fallens, des zeit- und ortlosen Träumens und des mäandernden Sinnierens ist in seiner emphatischen Aufladung und differenzierten künstlerischen Umsetzung grandios und unvergesslich. Claudia Jolles

Il y a quelques mois, alors que se profilait la nouvelle Loi fédérale sur les maisons de jeu (casinos), une association «EnJEUpublic» (www.enjeupublic.org) tirait une sonnette d’alarme. Fraîchement constituée pour la sauvegarde des ressources financières des artistes de toute discipline, elle craignait que, dans la foulée de cette Loi, les loteries soient également soumises à une réglementation anéantissant leur rôle. Pressentiment qui se vérifie aujourd’hui. En effet, autorisée par le Conseil fédéral, la consultation, ouverte jusqu’à la fin mars 2003, du projet de Loi sur les loteries va condamner les grandes loteries suisses et, en particulier, la Loterie Romande. Actuellement, selon la loi de 1923, le marché des loteries est ouvert uniquement aux sociétés publiques et leurs bénéfices sont entièrement redistribués à la collectivité. Au nom du libéralisme, le marché serait ouvert aux entreprises privées, les grandes loteries devenant des sociétés anonymes. Vive le profit! Lorsqu’on sait que 150 millions de francs ont été distribués en 2002 aux diverses associations de Suisse romande, on prend la mesure de ce que représente ce soutien vital pour le milieu artistique. Que les Autorités fédérales sachent que nous nous opposons fermement à ce projet de Loi qui menacerait gravement le travail engagé par de nombreuses associations culturelles. Françoise Ninghetto

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