Editorial

Francesca Gabbiani · Hot Panorama, 2003, Buntpapier, Gouache, Airbrush, 249,8 x 411,5 cm, Courtesy Karyn Lovegrove Gallery, Los Angeles

Francesca Gabbiani · Hot Panorama, 2003, Buntpapier, Gouache, Airbrush, 249,8 x 411,5 cm, Courtesy Karyn Lovegrove Gallery, Los Angeles

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Das Heimliche, beziehungsweise Heimelige und das Unheimliche liegen, wie wir seit Sigmund Freud wissen, nahe beieinander. Dies macht wohl auch den Zauber der grossformatigen Collagen der jungen Künstlerin Francesca Gabbiani aus: Brennende Wälder, so schön wie ein Sonnenuntergang in der Karibik. Und das Ganze als säuberlich ausgeschnittene und zusammengeklebte Buntpapier-Collage. Katastrophen- und Kriminalfilm-Szenarien, aufbereitet als Kinderzimmer-Tapeten? Wie nahe beides liegt, lehrt uns das Leben, sobald das Papier seine Bannkraft verliert und hinter der Tapete die Realität hereinbricht.
Das Bild als durchlässiges Interface zwischen Realität und Fiktion hat in diesem Sinne noch längst nicht ausgedient, das machen in dieser Ausgabe die unterschiedlichsten Beiträge klar, welche die Grenze zwischen Dokumentation und Kunst anhand mehrerer aktueller Ausstellungen in Luzern, Muttenz und Nyon aus diversen Blickwinkeln beleuchten. Sind Sie neugierig? Dann lesen Sie weiter und fahnden Sie danach... Claudia Jolles

Il s&acuteétait décrit comme «un penseur sauvage, un empirique, un spéculatif, un anarchiste (mais pas terrorisant)» qui ne s&acuteintéressait «qu&acuteà la conscience divergente, parce que c&acuteest là seulement que se trouvent les énergies utopiques». Sa «vision» de l&acuteart, Harald Szeemann l&acuteaffirmait dans sa singularité au fil de ses obsessions. Il pouvait voir très grand et très loin - le «grandiose» ne l&acuteeffrayait pas - puis «recentrer la dimension de l&acuteintimité». «Comme je ne suis pas un artiste, que je n&acuteai ni idée ni produit à imposer, je peux donc allier les extrêmes», expliquait-il en 1974, aller de la plus grande exposition, la Documenta 5, à une exposition en appartement, celle de son «Grand-père, un aventurier comme vous et moi».
De lui, nous avons beaucoup appris et, aujourd&acutehui, à relire ses textes et ses entretiens on mesure l&acuteampleur de son travail et les questions qu&acuteil soulève. On se rend aussi compte de l&acute&#156il critique qu&acuteil posait sur son travail et qui le poussait «de temps en temps à changer les règles du jeu». Faire des expositions, c&acuteétait pour lui «écrire des histoires toujours un peu compliquées [?] car l&acuteexposition est un moyen d&acuteexpression», saisir «le point de départ des ?uvres» et suivre «les détours de la pensée vécue pour arriver à une chose à la fois évidente et poétique?». Et pour mener à bien cette aventure, «il faut s&acuteidentifier avec le projet. Et ça se sent! Moi quand je vais voir des expositions, et que je vois ça accroché sans amour? Je m&acuteen vais!»
Françoise Ninghetto

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