Editorial

Deimantas Narkevicius : Energy Lithuania, 2000, Super-8-Film auf DVD, 17’

Deimantas Narkevicius : Energy Lithuania, 2000, Super-8-Film auf DVD, 17’

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Fernsicht Wohin blicken die Badenden auf dem Pier? Halten sie nach einem Schiff Ausschau, nach einem Schwimmer oder stehen sie einfach sinnierend an der Sonne? Der Litauer Künstler Deimantas Narkevicius hatte im vergangenen Sommer an der Biennale in Venedig einen wunderbaren Film über die Elektrifizierung Litauens, kommunistische Zukunftspläne, Fortschrittsglaube und Entwicklung gezeigt. Und doch verlor sich die Perspektive auf den verschossenen flimmrigen Aufnahmen immer im wolkigen Nichts, im diffusen Gegenlicht, in einer haltlosen Ferne, die jeden Fortschritt schon datiert erscheinen liess, bevor man die nächste Wegmarke ausmachen konnte. Der Sommer ist die Zeit der Grossausstellungen und Entdeckungen. Die ‹Documenta 11› in Kassel, die ‹Manifesta 4› in Frankfurt, die ‹Art 33› in Basel werden Gelegenheit dazu bieten, den Blick in die Ferne zu richten, sei es – wie die Gestalten auf dem Titelbild – von einer bröckelnden Betonplattform oder von einer der zukunftsträchtigen Arteplages der Expo.02 aus. Die geweckten Sehnsüchte werden sich sicher durchaus vergleichen lassen. Claudia Jolles

Michel Ritter n’est pas friand d’évocations. Au passé il préfère le présent et les possibilités du futur. Et pourtant… alors qu’il s’apprête à quitter les Petites-Rames pour la rue des Francs-Bourgeois, l’histoire de Fri-Art nous revient en mémoire: les quelques douze ans du Centre Fri-Art, mais aussi toutes ces années antérieures durant lesquelles, avec son complice Paul Jacquat, il a bouillonné de propositions qui bousculèrent la scène artistique fribourgeoise… jusqu’à New York où, en 1985, il présenta, sous l’égide de ‹Fri Art New York›, un large panorama de la création suisse. La dénomination, Fri-Art, expliquait-il alors, est à l’image de Fribourg, frontière entre le français et l’allemand: une zone où les mélanges, les croisements, les métissages ne cessent de se produire. Michel Ritter est resté profondément fidèle à cette volonté d’ouverture, s’engageant à faire tomber la sourde censure locale qui l’aurait préféré plus régionaliste. Bien que solidement implanté dans la culture de son lieu, il a toujours porté son regard au large de la création contemporaine, sans faire des concessions susceptibles d’amoindrir sa vitalité, acceptant (accueillant, serait plus juste) le risque qu’elle remette en question sa propre manière de travailler. Un léger souffle de nostalgie n’embrume pas le plaisir d’imaginer l’énergie qui va te propulser vers de nouveaux projets. Salut Michel! Françoise Ninghetto

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