Editorial

Daniela Keiser · Grosse Welt, 2002, C-Print, 56 x 79 cm; Courtesy Stampa Basel

Daniela Keiser · Grosse Welt, 2002, C-Print, 56 x 79 cm; Courtesy Stampa Basel

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Die «Paarläufe – zwischen Kunst und Literatur» starten in die vierte Runde. Diesmal haben sich die Künstlerin Daniela Keiser und der Autor Peter Stamm auf das Experiment eingelassen. Die Affinität zwischen Peter Stamms Roman «Ungefähre Landschaft» und Daniela Keisers Diaprojektionen, in denen sich kulturell aufgeladenes Bildmaterial mit eigenen Aufnahmen mischt und zu merkwürdigen Verschmelzungen von privaten Seelenlandschaften und historisch geprägten Szenerien führt, scheint offensichtlich. Ihr nun erstes gemeinsames Projekt, die Installation «Röschenhof» im Kunstmuseum Solothurn, ist zu einem atmosphärisch dichten Raum geworden, der einen über die merkwürdig öden und doch aufgeladenen Landschaften, die sich wiederholenden deemotionalisierten Dialogformeln und die suggestive Musikspur in Trance geraten lässt. «Grosse Welt» verheisst der Läufer auf der Titelseite, eine Foto nach einem Bild in einem Kuppelkino in Paris. Durch den Himmel scheinen sich die Meridiane zu ziehen. Die Paarläufer sind auch immer Wüstenwanderer. Doch manchmal kreuzen sich die Spuren und auf die Stimme, die sonst in der Leere verhallen würde, kommt unverhofft eine Antwort – so vielleicht anlässlich der 25. Solothurner Literaturtage, am Sonntag den 1.6. um 11 Uhr im Kunstmuseum Solothurn. Claudia Jolles

Il est en ce monde de l’inadmissible, et notre devoir est de le dénoncer: l’armée américaine qui a pudiquement et efficacement fermé les yeux sur ce qui se passait à cent mètres de ses chars et ceux pour qui la moralité ne vaut pas tripette au regard du profit. En quelques jours les sept plus grands musées nationaux irakiens ont été pillés et la Bibliothèque nationale incendiée. L’Iraq, le «pays entre deux fleuves», fut le berceau de civilisations majeures qui, dès le cinquième millénaire avant J.–C., marquèrent le tournant entre la Préhistoire et l’Histoire de l’humanité. C’est là que l’écriture fut inventée, les premiers habitats urbains et les premiers codes juridiques établis. Il a suffi d’une semaine pour disperser et détruire plusieurs millénaires d’histoire. Déjà, durant la première guerre du Golfe certains des hauts lieux de l’archéologie avaient été systématiquement «visités». Or, il semble qu’à la différence de 1991, les voleurs, cette fois, n’étaient pas seulement de simples vandales mais des gens bien organisés qui connaissaient parfaitement ce qu’ils venaient chercher: au travers le monde, il ne manque, en effet, pas d’acheteurs! Aujourd’hui, la communauté internationale – et les grandes institutions muséales en premier lieu – se doit de réagir et lutter activement pour prévenir le commerce illicite des œuvres d’art appartenant au patrimoine culturel iraquien. (Pour s’informer: www.unesco.org) Françoise Ninghetto

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