News de Genève, Neuchâtel et Fribourg

Valentin Carron · Sans titre, 2003, résine peinte, Courtesy Galerie Praz Delavallade, Paris

Valentin Carron · Sans titre, 2003, résine peinte, Courtesy Galerie Praz Delavallade, Paris

Fokus

News de Genève, Neuchâtel et Fribourg

Le Valais versus le Nouveau Mexique, au Centre d&acuteart contemporain à Genève: Valentin Carron versus Mai-Thu Perret. Pour l&acuteun, l&acuteappropriation ironique, caustique, humoristique et affective d&acuteune réalité inscrite dans une tradition qui la forme et la déforme par le biais d&acuteune imagerie populaire; pour la seconde, la mise en place d&acuteune fable narrative, celle d&acuteune communauté utopique de femmes vivant au Nouveau Mexique dont le mode de vie et les activités se concrétisent dans les &#156uvres de l&acuteartiste. Ce qui les rapproche: pièce après pièce, leur travail (à chacun) s&acuteinscrit dans le «monde» qu&acuteils ont décidé d&acuteinvestir, d&acuteinvestiguer, de construire. Qu&acuteils se mettent à parler sculpture (ce qu&acuteils font depuis des années) et leurs étrangetés se rencontrent... suffisamment pour nous proposer une ?uvre commune.

Au Can à Neuchâtel, deux commissaires (Stéphane Pencréac&acuteh, artiste et Richard Leydier, critique d&acuteart) avouent (fièrement) faire amende honorable de leur machisme? Eux qui ne croyaient guère au talent des femmes artistes (à la mesure de celui des hommes s&acuteentend), les voilà qui s&acuteentourent d&acuteune petite vingtaine de jeunes femmes artistes. Qui travaillent «sur une représentation sexuée du corps féminin». Une exposition sur le désir, disent-ils. Leur machisme, toutefois, risque d&acuteen prendre (encore) un coup ? on irait même jusqu&acuteà le souhaiter - car ces dames nous semblent avoir des arguments autrement plus convaincants que l&acuteétat d&acuteâme qui motive ces messieurs.

L&acuteart et les sciences ont pris l&acutehabitude d&acuteinterroger leurs proximités, leurs croisements et leurs différences. Le prochain festival «Science et Cité» a incité Fri-Art à regarder du «côté du double». «Double Consciousness» traite de la conscience à travers la gémellité: quid du travail des artistes invités, jumeaux-jumelles, ayant ou non une pratique commune? Similaires, complémentaires, comment agissent-ils dans la complicité et parviennent-ils à affirmer leurs particularités, manifester leurs individualités différenciées? À l&acuteétage, la vidéo «Berlin 1999» de François Curlet se regarde avec des jumelles (optiques, celles-là): «elle dénote, dix ans après la réunification, le constat dans le métro berlinois de l&acuteeffet de mimétisme entre les deux populations».

Werbung