Prolifics

Prolifics

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, Prolifics, de l’artiste Sophie Bouvier Ausländer, est la 93ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

De diamètres variables, des disques de porcelaine cellulosique, colorés sur chant et présentant des marques de tournage, investissent le nouveau plafond du hall de ce bâtiment de 1950 (Eugène Béboux architecte), bien contenus dans le cadre d’une moulure en staff.

Prolifics propose une variation sur les thèmes de la prolifération et de l’encadrement, identifiés par l’artiste Sophie Bouvier Ausländer comme dénominateurs communs entre les services abrités par le bâtiment, d’une part l’Institut vétérinaire Galli-Valerio, d’autre part le Contrôle cantonal des finances. L’entrée du bâtiment se voit ainsi confirmée dans son rôle d’accueil et d’échanges, tendue par la polarité qui s’établit entre l’installation plafonnante, vibrant de ses cercles en relief, et le sol, qui présente encore son carrelage d’origine.
Jouant sur les échelles, «Prolifics – affirme Sophie Bouvier Ausländer – peut tout aussi bien évoquer la multiplication d’un organisme parthénogène ou mutant, qu’un tas de pièces, à mi-chemin entre le coffre de l’oncle Picsou et les coquillages sumériens antiques utilisés comme valeur d’échange. Chaque disque est unique.»
 

Sophie Bouvier Ausländer vit et travaille à Lausanne. Diplômée de l’ECAL en 1990, elle expose en Suisse et à l’étranger, dans des galeries ou des musées. Son travail est présent dans de nombreuses collections privées et publiques. Elle a en outre réalisé divers projets dans des bâtiments publics.
«Hotel Ausland est le nom générique sous lequel je réunis l’ensemble de ma production. Dérivé de mon patronyme, il signifie l’ailleurs que nous pouvons à tout instant choisir d’habiter. Si nous héritons bien d’un monde donné, nous pouvons aussi le construire, le transformer et le déplacer dans l’univers des propositions, ne fussent-elles qu’artistiques.
En physique, en philosophie et en recherche littéraire, les concepts de mondes possibles ou de multivers se fondent sur l’intuition que les choses pourraient être autrement. Mon travail part de la même intuition. L’irruption du champ des possibles dans l’imaginaire prend des formes multiples qui, pour certaines, sont transcriptibles par le dessin.
Cartes géographiques, drapeaux, peintures,  et textes imprimés, me servent de matériau de départ. La destruction et la recomposition, la permutation et la combinatoire, la suppression, l’obfuscation et la révélation, l’opposition et la tension interviennent lors du processus de création. Je détruis, je déchire, je découpe ou je recouvre. Les restes d’informations et de connaissance sont remaniés en vue de leur donner de la cohérence, afin d’en extraire de nouveaux mondes. Ces abstractions ambigües sont des re-connaissances.»

Sophie Bouvier Ausländer, dans Le champ des possibles
www.hotelausland.com/statement/

 

Datierung 
2010
Standort 
Bâtiment administratif
rue du Dr César-Roux 37
1005 Lausanne
Schweiz

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