De la policlinique à la grotte

De la policlinique à la grotte

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, De la policlinique à la grotte, de l’artiste Renate Buser, est la 104ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

De la policlinique à la grotte
«J’essaie de créer une tension entre l’histoire et le présent de l’édifice. En marchant dans les escaliers, on se trouve en même temps à l’intérieur et à l’extérieur, entre architecture et nature.»
Durant le Baroque, les cages d’escaliers étaient souvent le lieu de mises en scène opulentes. Au XIXe siècle, elles continuent d’avoir ce rôle de représentation, notamment par la position centrale qu’elles occupent dans des édifices publics tels que musées, écoles ou palais de justice. Axes verticaux mettant en relation l’horizontale des différents niveaux, elles présentent un réel intérêt cinématographique.
L’intention de l’artiste consiste à ouvrir l’espace par des installations photographiques qui établissent un dialogue entre le bâti existant et disparu. Les images proposées, distribuées en différents endroits de la nouvelle cage d’escalier, crèvent les murs, brouillent les catégories du dedans et du dehors en même temps qu’elles permettent de se repérer. Les grands formats panoramiques, montrant des vues de l’extérieur, invitent à plonger dans l’image; ils introduisent un accent horizontal qui neutralise la verticalité de la cage d’escalier.

 

Renate Buser
«La photographie est un excellent médium pour explorer l’architecture.» […]
Les installations de Renate Buser obligent le bâtiment à endosser sa représentation et à disparaître derrière elle. L’architecture n’est plus que le matériau de base d’une image qui finit par la vampiriser, l’absorber, la détourner.
L’angle de vue est choisi pour créer, une fois l’image mise en place, une illusion optique de l’ordre du trompe-l’œil, l’utilisation du noir et du blanc produisant toutefois une mise à distance avec ce procédé. Les œuvres n’ont pas de dimension ionique : elles cherchent surtout à interroger le rôle de la façade ou l’histoire d’une construction. Forme d’hommage à l’architecture, elles placent le bâtiment dans le rôle du protagoniste central d’une mise en scène.
[…]

Extrait de Olivier Namias, «Renate Buser, légèrement urbaine»,
d’architectures 183 (juin – juillet), 2009, p. 14

 

Datierung 
2014
Standort 
Haute Ecole de Santé Vaud
rue du Dr César-Roux 19
1005 Lausanne
Schweiz

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