Éclipse

Éclipse

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, Éclipse, de l’artiste Alain Graf, est la 120.3ème intervention  artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

Éclipse
C’est un immense cadran solaire, constitué par la face de l’annexe et les divers niveaux et murs de la cour, animés par le traçage des lignes horaires, lignes d’équinoxe de solstice et de l’équation du temps. Une sphère suspendue à 7m du sol jette son ombre dans la cour et permet de lire l’heure. La progression de cette ombre est suffisamment rapide pour devenir perceptible à l’œil de l’observateur attentif.
L’ensemble du système est réglé de sorte que la boule pénètre dans l’entrée du bâtiment à midi du solstice d’hiver. Un bassin en granit marque la verticale de la sphère et doit recevoir l’eau de pluie qui, collectée par la boule, marque dans sa chute un autre rythme (sonore) du temps.
Le projet s’appelle Éclipse car la sphère est assez grosse pour masquer le soleil et elle vient s’intercaler entre n’importe quel astre (surtout le soleil) et son observateur.
La sphère est le centre d’une sorte de symétrie centrale qui fait de la cour une image projetée du ciel (et réciproquement ?).

 

Alain Graf
Alain Graf est né en 1969, en Suisse. Diplômé de L’École cantonale d’Art de Lausanne (ECAL), section arts plastiques, il enseigne les arts visuels dans deux gymnases lausannois et obtient une équivalence Master en Arts Visuels en 2014.
Dans son travail de peinture et de dessin, où tendent à se confondre la nature apparente et l’artifice affiché, il explore les minces frontières qui séparent la réalité des représentations que l’on s’en fait.
Travaillant par superposition de couches de peinture liquide, il produit des polychromes aux frontières incertaines. Il utilise des stylos-billes pour dessiner de grands ciels étoilés.
Procédant par empirisme, il construit de grands assemblages (machines) à la mécanique complexe et éphémère, aux effets dérisoires et poétiques. (machine à faire surfer les pierre, à faire respirer l’espace, à faire tourner un moulin …).

 

Datierung 
1997
Standort 
Gymnase Auguste Piccard
chemin de Bellerive 18
1007 Lausanne
Schweiz

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