Quel fut cet homme

Quel fut cet homme

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, Quel fut cet homme, de l’artiste Anne-Hélène Darbellay et Yves Zbinden est la 120.2ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

Quel fut cet homme
Les travaux d’Anne-Hélène Darbellay et Yves Zbinden ressemblent à ce qu’est la littérature, disposition de mots sans couleur en attente d’une rencontre avec un lecteur préparé à devenir, pour une part aussi, instance créatrice fabriquant du sens avec les éclats rebelles du langage. Cette « forêt » de signes où l’homme de Baudelaire avance, les créateurs la disposent physiquement dans l’espace du dehors. Et ce n’est pas par hasard qu’ils jouent parfois avec des mots, à peine reconnaissables, tout juste des tremplins. Au Gymnase Auguste Piccard à Bellerive, sont installés 11 ovoïdes de granit, sortes de galets échoués pour le confort des badauds, délimitant le territoire d’une étrange promenade, là où débute infiniment un autre voyage. On a gravé sur les pierres, les premiers mots de l’Odyssée d’Homère, invitation immobile.

Valérie Cicurel

 

Anne-Hélène Darbellay et Yves Zbinden
Une poétique de la rencontre.
Ce n’est pas la forme. Ou l’orgueilleuse plastique détachée soudain de l’horizon. Ce n’est pas non plus la matière, et ce qu’elle dicte lorsqu’elle prévaut.
Les interventions d’Anne-Hélène Darbellay et Yves Zbinden dans l’espace public sont autant d’idées à cueillir de la pensée, à arroser de sa temporalité propre. Tout écart postule une rencontre. C’est parfois le verbe, dans un écrin, délié de son contexte. Ou la matière délocalisée, peut-être, substituée, sûrement. D’infinies possibilités de fuite.

Valérie Cicurel

 

Datierung 
1993
Standort 
Gymnase Auguste Piccard
chemin de Bellerive 18
1007 Lausanne
Schweiz

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