Samos

Samos

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, Samos, de l’artiste Georges Jaquier, est la 51.1ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

Georges Jaquier
Georges Jaquier n’est pas un extraverti. Il faut sans doute bien le connaître pour savoir que l’homme est un artiste reconnu. Il était sculpteur et le redeviendra. Tel est son vœu au moment de prendre la retraite autant sur le plan professionnel que politique.
En fait, le syndic de Rances mérite bien cette douce envie de faire autre chose. N’a-t-il pas été présent pendant cinq législatures à la Municipalité dont les deux dernières à la tête du village ! [...]
En vérité, il n’avait pas vraiment imaginé son implication en politique dans sa jeunesse. Car c’est l’art qui l’a intéressé au début de sa vie professionnelle. Technicien en architecture, il avait pris le pari de se rendre à Paris pour une formation d’urbaniste qu’il n’a pas pu finir car les événements de mai 68 sont venus court-circuiter son projet. De retour au pays, il choisit de suivre les cours des beaux arts à Lausanne.
Puis, il deviendra sculpteur pendant une quinzaine d’années. Il obtient une bourse fédérale qui lui donnera l’occasion d’exposer en Suisse comme à l’étranger. Un tremplin qui lui permettra d’ériger notamment une fresque monumentale sur les quais de Montreux, sur le mur de soutènement du marché couvert. Mais aux environs des années 90, l’art se vend mal et il doit envisager une nouvelle solution pour nourrir sa famille. Il devient technicien dessinateur dans une entreprise de charpente. C’est à ce moment-là qu’il va s’investir dans la gestion de son village d’adoption. En effet, Georges Jaquier n’est pas un enfant de Rances. Ayant passé une grande partie de son enfance à Vaulion, il changera souvent de domicile avant de trouver la maison qui lui convient, ne supportant plus de vivre sous les toits car il est un terrien avec le besoin d’avoir les pieds au sol. [...]

Pierre Mercier
l’Omnibus, journal de la région de l’Orbe

Datierung 
1984
Standort 
Les Cèdres – Bâtiment principal
avenue de Cour 33
1007 Lausanne
Schweiz

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