Cultures

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Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, Cultures, de Paysagestion SA, est la 85.2ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

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Dans douze ans, on fêtera les cent ans de l’École cantonale d’agriculture. La cour historique, qui sert d’entrée au site de Marcelin, évoquera la mémoire du lieu et les activités pédagogiques du domaine, notamment viticole, vinicole, arboricole et horticole.
On est ici dans un paysage si recherché qu’il est menacé par l’étalement urbain. Marcelin et ses élèves aussi s’urbanisent: gymnase, écoles du bâtiment, école des «arts et métiers verts».
La cour historique de l’école d’agriculture doit exprimer cette mutation. D’abord à l’échelle du territoire, puis à l’échelle du végétal et des matériaux, enfin à l’échelle des usagers.
À l’échelle du territoire: le projet de cour-jardin entre en résonnance avec le territoire: il reprend la géométrie des lignes des cultures environnantes pour structurer l’entier de la cour, qui devient un parchet, un verger, un plantage, un champ, une pépinière. Le paysage devient jardin qui devient paysage.
À l’échelle du végétal et des matériaux: le végétal et les matériaux aussi expriment la grande mutation territoriale: dans un contexte qui s’urbanise et se minéralise, l’ancien jardin fait place à des matériaux multi-usages. Le végétal se déploie à partir d’îlots allongés, précieux vestiges des anciens jardins. La topographie de la nouvelle cour respecte celle, légèrement irrégulière, de l’ancienne.
À l’échelle  des usagers: élèves des écoles, exploitants du domaine, collaborateurs du service d’agriculture, visiteurs utilisent la cour-jardin comme: passage à pied, passage à machines, récréation, rencontre, marché,
expositions et spectacles en plein air. La cour-jardin devient un lieu de rencontre entre la ville et la campagne.
Cour/jardin: l’organisation spatiale du site st agricole: cours, terrains de sports, parkings s’harmonisent avec bâti, jardins, parchets, plantages et cultures environnantes. Le projet «cultures» s’insère dans cet ensemble.
Vues: Léman et Mont-Blanc vers le sud, vignoble en amont, habitations à l’est, le projet respecte ces percées vers l’extérieur. À l’intérieur de la cour, la perméabilité visuelle est assurée à la hauteur des yeux, entre arbres/arbustes et herbe. Quelques buissons donnent localement plus d’intimité.
Passages et flux: les flux piétons à travers la cour-jardin se font surtout dans la direction est-ouest. Le projet offre de multiples et généreux passages dans cette orientation. Les passages nord-sud pour les machines sont aisés. Toutes les entrées sont visibles et aisément accessibles. Le futur bâtiment laissera à l’ouest la place à un large accès piéton au gymnase. L’entrée principale au bâtiment d’Agrilogie sera plus évidente.
Végétaux: les végétaux choisis expriment la culture du jardin depuis longtemps enseignée à Marcelin. Ce sont surtout des arbres (pins sylvestres, catalpa commun, bouleau de l’Himalaya), et des arbustes (arbre caramel, févier d’Amérique, aulnes glutineux), indigènes et exotiques. Une nouvelle strate herbacée sera plantée, ou simplement semée. À terme, les arbres et les arbustes seront progressivement replantés selon des critères pédagogiques.
Entretien: l’entretien sera simple et facilité par rapport à la situation actuelle.

Paysagestion SA

Datierung 
2011
Standort 
Maison Moret - Bâtiment Agrilogie Service de l’Agriculture (SAGR)
avenue de Marcelin 29
1110 Morges
Schweiz

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