Out of control

Out of control

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, Out of control, de l’artiste Philippe Decrauzat, est la 102ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

Out of control Poursuivant ses recherches sur l’abstraction géométrique et le jeu d’influences réciproques entre les champs de l’art, du graphisme et de l’architecture, l’artiste propose une composition aléatoire de carrés de couleur qui investit, recto verso, la paroi de verre séparant la salle de théorie principale du couloir. Par le jeu des superpositions partielles – les adhésifs transparents étant placés de part et d’autre du vitrage – Out of control décline ses variations chromatiques qui, de surcroît, se modifient selon la position du spectateur.

 

Philippe Decrauzat «Que ce soit sous forme de peinture, de peinture murale, de dessin, de sculpture ou d’installation, la pratique de Decrauzat offre l’une des formes les plus convaincantes d’exploration du statut de l’abstraction dans la culture contemporaine. L’artiste s’intéresse aussi à la perception de l’image par le spectateur, en interrogeant son statut par des méthodes héritées de l’art conceptuel et du pop art […]. Sa démarche intègre les formes utopiques du constructivisme russe, les distorsions psychologiques de l’op art et les géométries épurées de l’art minimal […]. Toutefois, Decrauzat revendique pour son travail une distance critique par rapport à tout cela et un désir de ressusciter ce qu’il décrit comme la perméabilité de l’abstraction. Il défend en effet la position selon laquelle l’histoire de l’abstraction a constamment offert des preuves de connectivité entre les disciplines, en expliquant que ‹l’histoire de l’abstraction a constamment offert des preuves de connectivité entre les disciplines, en expliquant que ‹ l’histoire des formes qui [le] fascinent croise le chemin du graphisme, du film, de l’architecture, de la musique et même de la littérature›».

Extraits d’une conférence de Julien Fronsacq,
Centre d’art contemporain Genève, 8.11.2007

Datierung 
2018
Standort 
École supérieure de l’ETML
avenue Frédéric Recordon 1
1004 Lausanne
Schweiz

Werbung