Savoirs constitués

Savoirs constitués

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, Savoirs constitués (peinture au sol), de l’artiste Robert Ireland, est la 95.1ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

Savoirs constitués
Robert Ireland […] propose une composition qui veut rapprocher intelligence et imagination. Alors que la cour est en elle-même le lieu où, dans un jeu d’interactions, ensemble et composantes se donnent réciproquement forme et signification, il se sert du macadam comme d’un tableau noir, le préau devient ainsi un livre que les élèves parcourent. Surimposant ses motifs colorés à la grille modulaire héritée des années septante, il met en relation l’acquisition des savoirs et la distance de lecture : de tout près l’immersion ménage des vues partielles, avec un certain recul, depuis les étages supérieurs, la vision devient plus globale.

Nadja Maillard, extrait de « Vaud. Art et architecture »
Éditions Favre, 2014

 

Robert Ireland
Le plus jouissif chez Robert Ireland est l’aller-retour de son art entre recherche intellectuelle et expérimentation sensible. Ses œuvres sont la preuve tangible que le concept n’empêche pas le sensuel, que l’idée ne détruit pas la chair. Se poser la question de la limite de la peinture au tournant d’un siècle où certains l’ont crue assassinée, c’est ici retourner le cadre, faire parler le châssis, faire transpirer les couleurs de l’autre côté de la toile …
Robert Ireland est un visiteur passionné de l’histoire de l’art. Mais c’est en dessinant, en peignant, qu’il s’ouvre aux recherches et aux découvertes de ceux qui ont dessiné, peint avant lui. Comme dans Mazzochio (1989 – 1990), qui reprend la géométrisation dessinée par Paolo Ucello d’une coiffe florentine en forme de cercle. Comme dans ces Gisants (2008), peints en couleurs vives, mêlées, au verso de longues planches de mélaminé perforé.
La peinture suinte plus ou moins par les trous laissant advenir le corps allongé et réveillant dans notre mémoire le souvenir d’autres Gisants sculptés ou peints. Comme la reconstitution d’un passé qui n’existe plus, dans Hiatus, formé d’une suite de mots disparaissant les uns après les autres, pour ne former plus qu’une sorte de table des matières, matière à entrer dans le jeu de la peinture, suggérant plus qu’elle ne montre. La question initiale de ce propos s’exprime ici dans le passage formé par un glissement vers une abstraction toute picturale.

d’après Elisabeth Chardon,
Le Temps, octobre 2011

Datierung 
2006
Standort 
Gymnase de Burier
route de Chailly 170
1814 La Tour-de-Peilz
Schweiz

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