Synchromie

Synchromie

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, Synchromie, de l’artiste Daniel Schlaepfer, est la 105.1ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

Synchromie
Synchromie, c’est le mot-valise signifiant « symphonie de couleurs » créé par le psychiatre et naturaliste vaudois Oscar Forel pour qualifier les écorces de sa remarquable collection. C’est aussi le titre que Daniel Schlaepfer donne à son intervention au CLE où il propose une interprétation stylisée de l’écorce des arbres disséminés sur l’ensemble du site. La gamme chromatique du projet a été établie comme suit: après repérages, des essences ont été identifiées dont les écorces ont été photographiées à l’aide d’un objectif cylindrique. Chaque pixel des images a ensuite été vectorisé pour être agrandi, travail de microscope et de bénédictin !
Le pin, l’érable, le platane, le pommier, le cerisier: à chaque bâtiment son arbre dont l’écorce, rendue à des lignes de couleur sur des verres sérigraphiés, investit l’allège des fenêtres. L’horizontale, qui caractérise ces constructions aux façades ceinturées par des coursives, se voit ainsi soulignée. La peau des arbres, avec ses lichens, ses craquelures et la richesse de ses coloris, est devenue, moyennant cette conversion artistique, le parement des bâtiments désormais en réelle synchromie avec leur environnement.
Si déjà le terme coursive évoque le mouvement, la dynamique de ces panneaux sérigraphiés n’est pas sans ressemblance avec la perception que l’on aurait d’un paysage étiré par l’effet de la vitesse, ce qui contraste symboliquement avec la statique de l’immeuble !

 

Daniel Schlaepfer
«Daniel Schlaepfer pratique un art en situation. Ses œuvres sont généralement des installations qui investissent des espaces: bâtiments publics, places urbaines, carrefours, zones piétonnes, maisons privées, domaines, parcs ou jardins. Au moyen de ses interventions de lumière, Daniel Schlaepfer nourrit un dialogue avec un endroit donné, il en souligne les particularités et fait émerger ses dimensions intrinsèques. Plutôt que de modifier l’espace, ses travaux créent les conditions pour faire apparaître la nature d’un lieu. Si tout est déjà là, présent sous nos yeux, la mise en lumière affûte la sensibilité à la dimension métaphysique.
Minutieux contemplateur, Daniel Schlaepfer enracine son travail dans l’observation et la récolte de formes selon une démarche très inspirée par les méthodes des sciences naturelles et de la botanique.» […]

Marie André, extrait de « Sculpter la lumière »,
dans Collectif, Lumen & Lux,
Gollion: Infolio, 2012, p. 56.

 

Datierung 
2014
Standort 
Centre des Laboratoires d’Épalinges
chemin des Boveresses 155
1066 Épalinges
Schweiz

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