Cercle et carré

Cercle et carré

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, l’œuvre de l’artiste Pierre-Etienne Genier, est la 120.1ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

Claude Augsburger
Après une enfance passée entre Langenthal et Bienne, Claude Augsburger sort diplômé et primé, en 1980, de l’École des beaux-arts de Lausanne. En 1983, il séjourne six mois à New York dans le cadre d’un programme élaboré par le Whitney Museum of American Art; à cette occasion, il s’intéresse particulièrement à la color field painting, notamment aux œuvres de Mark Rothko et de Barnett Newman. À son retour en Suisse, et jusqu’en 1989, il enseigne le dessin et la couleur au Département d’architecture de l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Dès lors, le rapport que l’artiste entretient avec le monde de l’architecture dépasse le cadre de l’enseignement et l’amène à collaborer, en tant que consultant coloriste, à la mise en couleurs de bâtiments publics.
La couleur et la lumière sont les maîtres-mots de la démarche de Claude Augsburger. Déjà présent pendant sa période de formation, cet intérêt s’inspire et se nourrit de la colorfield painting américaine des années 1960.
Les débuts sont ainsi marqués par la production de toiles monochromes où la trace du pinceau reste cependant lisible. Lyrique et gestuelle, cette peinture cède progressivement le pas à la rigueur formelle; la trace disparaît alors au profit de couleurs pures et unies formant des aires géométriques bien délimitées. L’espace pictural devient un espace agencé où l’artiste décline les multiples variations colorées du carré, du triangle et du cercle. Héritier des théoriciens de la couleur tels Johannes Itten, Max Bill et Josef Albers, Augsburger construit ses images à l’aide d’une géométrie polychrome; au fil des œuvres, il met en jeu les rapports harmoniques (ou dysharmoniques) des couleurs, comme dans des séries de tests visuels.
Trois thématiques principales motivent ses recherches. La «peinture-gémellité» : toute œuvre aurait un complémentaire. Bien qu’autonome et unique, chaque toile ferait partie d’un diptyque mental dont le principe permet la confrontation et l’échange plutôt que la comparaison. La «peinture-objet»: l’œuvre fonctionne comme une sorte de boîte, en même temps contenant et contenu. À la fois support de l’œuvre et œuvre en elle-même, la toile-boîte assure le lien primordial que l’artiste entretient avec l’espace tridimensionnel ; d’où ses affinités avec le vocabulaire architectural moderne. La peinture «pièce- rapportée»: sur la surface lisse des œuvres, où ne transparaissent que les couches infimes de couleurs acryliques patiemment posées, s’inscrivent parfois des objets provenant d’un quotidien technicisé : une pièce de métal aux contours nets s’intègre dans la composition ou un disque à microsillons recouvert de peinture intervient au centre de la toile, comme des signes indissociables du langage précis de l’artiste. […]

d’après Florence Grivel, 1998

 

Datierung 
1990
Standort 
Gymnase Auguste Piccard
chemin de Bellerive 16
1007 Lausanne
Schweiz

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