Lumière / Matière

Lumière / Matière

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, Lumière/Matière (verres dichroïques, pierres, bouleaux), de l’artiste Daniel Schlaepfer, est la 73ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

Lumière /Matière
Le jaune et le bleu forment la couleur verte des feuillages. Quand arrive l’automne la couleur verte des feuilles de l’été se transforme en jaune. Où passe donc le bleu qui compose la teinte estivale ? Retourne-t-il dans le ciel ?
Le bois du silence se compose d’une vingtaine de bouleaux et d’une rivière de pierres. La forme de cette dernière correspond à un fort agrandissement des nervures des feuilles de l’arbre. La disposition des plaques de verres dichroïques correspond, elle, à la structure de l’écorce striée des bouleaux.
Orientées vers le sud, les plaques de verres projettent au sol des couleurs qui se modifient selon les déplacements du soleil, au fil de la journée et au fil des saisons.
Des lumières colorent ainsi le minéral de teintes qui varient avec le temps.

www.dschlaepfer.com/index2.php?chap=1&id_article=11

 

Daniel Schlaepfer
«Daniel Schlaepfer pratique un art en situation. Ses œuvres sont généralement des installations qui investissent des espaces: bâtiments publics, places urbaines, carrefours, zones piétonnes, maisons privées, domaines, parcs ou jardins. Au moyen de ses interventions de lumière, Daniel Schlaepfer nourrit un dialogue avec un endroit donné, il en souligne les particularités et fait émerger ses dimensions intrinsèques. Plutôt que de modifier l’espace, ses travaux créent les conditions pour faire apparaître la nature d’un lieu. Si tout est déjà là, présent sous nos yeux, la mise en lumière affûte la sensibilité à la dimension métaphysique.
Minutieux contemplateur, Daniel Schlaepfer enracine son travail dans l’observation et la récolte de formes selon une démarche très inspirée par les méthodes des sciences naturelles et de la botanique. Comme Candide, l’artiste appréhende le monde en cultivant son jardin. Étudiant la morphogenèse, il scrute les rainures d’un feuillage, les sillons d’une écorce d’arbre, les craquelures d’une terre aride, l’usure créée par la rouille, les perforations faites par la pluie sur un papier. À la recherche de motifs, il relève la structure des minéraux, des végétaux ou des cellules humaines. Il guigne l’évaporation de la rosée au matin, suit les ondulations des vagues formées par le vent et porte son regard vers les ramifications des branches tendues vers le ciel. Il repère tour à tour les déplacements des astres et guette le tracé des ombres au fil des saisons.»

Marie André, extrait de « Sculpter la lumière »,
dans Collectif, Lumen & Lux,
Gollion: Infolio, 2012, p. 56.

Datierung 
2002
Standort 
Centre d’enseignement professionnel de Marcelin (CEPM)
avenue de Marcelin 31
1110 Morges
Schweiz

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