Pour un funambule

Pour un funambule

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, Pour un funambule, de l’artiste Gaspard Delachaux, est la 84.1ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.

 

Pour un funambule
Partant de l’idée que les relations humaines en jeu à Vennes exigent la recherche d’une certaine stabilité, et que les animateurs des lieux me font penser à des funambules de la psychologie, un petit éloge de l’équilibre difficile me paraissait convenir ...
La sculpture est réalisée dans mon atelier. Elle est scellée sur une colonne par une tige inox diamètre 15 mm.
Le fer 50 x 30 mm qui court d’une colonne à l’autre peut être forgé à froid par l’atelier mécanique du COFOP.
Les plantations et raccords peuvent également être du ressort des jardiniers du COFOP.

Gaspard Delachaux

 

Gaspard Delachaux
Gaspard Delachaux opte pour la sculpture et la gravure à l’ECAL. Il en sort diplômé en 1970. Dès 1972, il réalise de nombreuses pièces monumentales dans l’espace public et pour des entreprises. Depuis 1987, il enseigne à l’ECAL dont il est, de 1992 à 1999, le maître responsable du département arts visuels.
Son langage premier est la taille directe de la pierre: granit noir de Belgique, marbre rose du Portugal, calcaire de Bourgogne, travertin rouge d’Iran, basalte de Suède. Mais le dessin a toujours fait partie de son travail comme laboratoire de recherche et journal d’idées. Au tournant de l’an 2000, la découverte de l’informatique l’incite à faire bouger ses dessins par projection sur ses sculptures ou au sol dans ses installations. Depuis 2002, il s’est mis à la réalisation de courts métrages d’animation.
Entre le ciseau et la souris, la pierre taillée et l’informatique, la matière et le virtuel, Gaspard Delachaux aime, avec une tendresse narquoise, à réveiller la mémoire animale archaïque qui est enfouie en chacun de nous, tout en faisant planer sur elle le spectre inquiétant de la génétique postmoderne. Sa sculpture instaure une dialectique du dur et du mou : le dur de la pierre et le mou de corps flexibles aux ondulations reptiliennes, aux grâces de mollusques et aux morphologies incertaines ou inachevées. Son bestiaire mutant qui va de la sculpture «de poche» au mastodonte de trente tonnes a beau être de pierre, il se prête à toutes les métaphores et métamorphoses pour nous rappeler combien la frontière est floue entre l’homme et la bête. Sous ses airs patauds et débonnaires, pas féroce pour deux sous malgré ses grimaces et contorsions, et même plutôt touchant et vulnérable derrière ses anatomies improbables, il révèle un fond de gravité et sécrète un vague malaise, une angoisse sourde : les monstres domestiques ne sont-ils pas les plus inquiétants, comme une menace venue de l’intérieur ? [...]

d’après Françoise Jaunin, 2006

Datierung 
1990
Standort 
Centre d’orientation et de formation professionnelles (COFOP)
avenue de Valmont 24
1010 Lausanne
Schweiz

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