Darwin

Darwin

Public Art

Extraits du RIABE, règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État :
Art. 1— Pour tous les bâtiments édifiés par l’État de Vaud, un montant proportionnel au coût de construction ou de rénovation proprement dit (le pour-cent culturel) doit être réservé pour une intervention artistique sur le bâtiment.
Art. 2— Une intervention artistique consiste dans l’intégration, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, d’œuvres, de gestes ou de marquages artistiques qui entrent en interaction avec son architecture, sa fonction, ses utilisateurs et le public en général.

Depuis 1979, Darwin, de l’artiste André Gigon, est la 4ème intervention artistique dans un bâtiment de l’État de Vaud.
 

André Gigon
Passant son enfance et effectuant sa scolarité à Bienne, André Gigon obtient un diplôme en arts appliqués au Technicum cantonal en 1943. Il réalise ses premiers travaux en céramique fonctionnelle dès 1945. À Genève, où il réside en 1946-47, il conçoit des décorations murales en collaboration avec des architectes. Il séjourne à Paris en 1948-49 et se lance dans la production de céramiques. Il s’installe à Lausanne en 1950 et y présente sa première exposition à la Galerie Genton en 1951. Il obtient la Bourse fédérale des arts appliqués de 1951 à 1953. Il s’installe à Pully en 1954. Son travail évolue vers la sculpture et la confection d’objets en terre cuite appelés généralement Constructions ou Compositions.
En 1955, il fonde avec Charles-Oscar Chollet, Jean-Claude Hesselbarth et Arthur Jobin le collège vaudois des artistes concrets. Il participe à l’exposition de sculpteurs suisses à la Biennale de Venise en 1956, ayant obtenu la Bourse fédérale des beaux-arts, qui lui sera à nouveau concédée en 1957 et 1959. Dès 1961, il réalise des sculptures en bronze selon la technique de la fonte au sable et se lance dans l’édition de multiples en bronze ou en fonte de fer. À partir de 1970, il exécute de nombreuses commandes de travaux intégrés à l’architecture, principalement des reliefs en béton.
Vice-président de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses dès 1971, il organise en 1976 la 2e Biennale de l’art suisse sur le thème «Art et Collectivité» au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne. En 1980 a lieu une importante exposition à la galerie Plexus à Chexbres. Il réalise ses premières pointes sèches qui sont le plus souvent des interprétations des sculptures. Il abandonne dès lors la technique du bas-relief en béton, préférant pour les œuvres intégrées à l’architecture la sculpture en ronde-bosse en métal ou en béton.
Gigon s’installe à Sion en 1984 et commence à travailler en fonte de fer, d’abord traitée comme du bronze, puis peinte comme le seront toutes ses dernières sculptures à partir de 1986. Il édite directement dans son atelier des suites de linogravures polychromes. Il meurt six mois avant la parution de la monographie et la présentation de la rétrospective que le Musée cantonal des beaux-arts de Sion lui consacre en 1991.
L’œuvre d’André Gigon est très ancrée dans l’histoire de la sculpture suisse de la deuxième moitié du XXème siècle. Des structures en terre cuite fortement architecturées des années 1950 aux fontes de fer polychromes les plus ludiques et inventives des années 1980 peut se lire l’évolution des mentalités et des attitudes de l’époque. Au départ s’affiche une volonté de s’intégrer à l’architecture, aux bâtiments, de rendre présent l’art dans tous les phénomènes liés à la construction du monde moderne. Des recherches sur le mur et la tour des années 1970 aux dernières suites de gravures, poétiques et introspectives, des années 1980. Les formidables personnages métaphoriques de taille moyenne en fonte de fer ou en bronze qui jalonnent le parcours de l’artiste révèlent le sens de son travail comme une réflexion intuitive sur les conditions mêmes de l’homme.

Nicolas Raboud, 2005

Datierung 
1982
Standort 
Centre de conservation de la faune, d’écologie et d’hydrobiologie appliquées
chemin du Marquisat 1
1025 Saint-Sulpice
Schweiz

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